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Que veut dire “Blockchain” ?

August 22, 2018 | By | No Comments

Il est des mots et des expressions sur la toile que l’on rencontre, que l’on utilise parfois, à bon ou mauvais escient, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ?

Aujourd’hui nous souhaitons apporter quelques éclaircissements sur la Blockchain. Non seulement parce que c’est intéressant, mais aussi parce que ça pourrait rapporter gros. Et puis surtout, parce qu’on aime bien être bien informés.

Blockchain

Système Blockchain

 

La Blockchain – kezako ?

Déjà, en français, on dit “la” blockchain, parce que c’est un nom féminin. En effet, sa traduction littérale veut dire – la chaîne de blocs – ou plus exactement, – la chaîne de transactions.  

La blockchain est une technologie apparue en 2008, en même temps que la monnaie numérique du bitcoin. Elle permet de stocker, puis de transmettre des informations. Elle se veut transparente, sécurisée et indépendante, c’est à dire décentralisée de tout organe de contrôle. En gros, il s’agit d’une base de données, dont les informations sont soumises par les utilisateurs, et vérifiables par ces derniers, sans aucun intermédiaire nécessaire.

Comment ça marche

Ces données sont contrôlées et regroupées selon des intervalles de temps réguliers, sous forme de blocs, créant ainsi une chaîne ; ceux-ci étant sécurisés par cryptographie, toutes les informations contenues sont protégées contre toute altération ou modification, créant des noeuds de stockages. Et ce, depuis la création initiale du concept.

Il en existe deux sortes, les publiques, accessibles à tous, et les privées, soumises à un cercle restreint et limité. En gros, une blockchain publique peut se comparer à un immense livre des comptes, ouvert à tous, anonyme et inaltérable. Comme le décrit Jean-Pierre Delahaye, mathématicien, ce serait “un très grand cahier que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible.”

Cette technologie aujourd’hui est telle que de nombreuses entreprises envisageraient son utilisation pour d’autres applications que celles liées à la monnaie numérique.

La Blockchain – on en fait quoi ?

La blockchain a d’abord été créée dans le cadre des cryto-monnaies, telles que le Bitcoin. Mais à terme, elle pourrait bien servir à des applications nécessitant de sécuriser les échanges entre particuliers, sans avoir recours à aucun organe de vérification.

Dans le cas qui nous intéresse, nous aurons besoin de monnaie d’échange, ici un token – ou un jeton.  

Les transactions s’effectuent entre les utilisateurs et seront rassemblées par blocs. Chaque crypto-monnaie possède ses techniques, qui elles-mêmes réfèrent à un type de blockchain. Dans le cas du bitcoin, le noeuds de réseaux est validé par un “Proof of work”, – une preuve de travail qui valide le processus selon un algorithme précis. Le bloc étant approuvés, il sera ensuite horodaté et assemblé au reste de la chaîne de transactions, visible par tous les utilisateurs du réseau. Les délais de validation varient selon le système et peuvent s’étendre de 15 secondes à 10 minutes.  

La Blockchain – Application

De par son caractère combiné de sécurité et de transparence, la blockchain répond à de nombreuses applications, chaque jour plus nombreuses. Mais dans le cas de transactions financières, on peut en isoler 3

  • Les transferts d’actifs, quels qu’ils soient : monnaies, titres, actions, fonds…
  • Le livre de compte : disponible, accessible et pertinent
  • Les Smarts-Contracts – les contrats intelligents : une fois programmés, ils n’ont plus besoin ni d’intervention, ni de contrôle. Ils fonctionnent selon un mode automatique et auto-suffisant.

C’est la raison pour laquelle les acteurs qui s’intéressent à cette technologies sont non seulement de plus en plus nombreux, mais surtout de plus en plus exigeants. On y rencontre des banques, des sociétés d’assurance, des brokers de santé et d’autres institutions qu’elles soient industrielles, culturelles ou étatiques.

La Blockchain – Un intérêt international

En Europe

En mai 2016, le Parlement européen a mis en place un groupe de travail dédié au contrôle de la blockchain et des crypto currencies ; son objectif étant de définir des mesures législatives propres. Le 1er février 2018 était créé l’Observatoire Forum des Blockchains, dont la mission est de contrôler, réguler et promulguer les avancées technologiques et leurs applications au sein de l’Europe.

En France

Fin 2015, la Caisse des dépôts a rassemblé les principaux acteurs financiers autour du sujet des blockchains, afin d’en tester leurs usages.

En 2016, si le gouvernement français semble frileux face à ces nouvelles technologies, fin 2017 le conseil des ministres adoptait une ordonnance en leur faveur, autorisant leur utilisation sous le nom de “dispositif d’enregistrement électronique partagé”. Depuis, d’autres missions ont été mandatées pour aider les blockchains à bénéficier des organes officiels et afin de caractériser au mieux leurs enjeux technologiques et stratégiques.

En Allemagne

Un grand constructeur automobile, Daimler AG, a annoncé avoir exécuté des transactions financières à hauteur de 100 millions d’euros, en utilisant la technologie blockchain. Quatre banques ont participés aux transactions.

En suisse

Le canton de Genève lance un partenariat privé-public. Il s’agit encore d’un projet pilote, impliquant le négoce de matières premières.

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