Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Comment éviter le trading émotionnel

September 15, 2018 | By | No Comments

Le trading rassemble de nombreuses activités. Il peut s’agir de trading pure sur les marchés boursiers, d’investissement immobilier ou d’investissement financier plus traditionnel. Bref, le terme de trading, ou de négoce, englobe un large éventail de possibilités. Mais, de manière général il incombe un placement d’argent. Et quelle que soit votre situation financière, ce n’est jamais aisé. Les doutes, les angoisses, les futurs incertains, les craintes… toutes ces émotions nous passent par la tête. Et vous avouerez que ce n’est pas facile de travailler dans ces conditions. La pression peut devenir ingérable, et à terme vous desservir dans vos projets et vos négociations, si elle n’est pas contrôlée au plus tôt.

A l’inverse, la légèreté n’est pas toujours signe de réussite. L’investissement financier comporte des risques, et ne pas les envisager dans sa stratégie financière n’est pas forcément signe d’intelligence.

Nous vous proposons quelques astuces pour apprendre à gérer vos émotions, quelle qu’elles soient, et mettre toutes les chances de votre côté pour gagner de l’argent.

Avant tout, définir des règles et mettre en place sa tactique.

Eviter le trading émotionnel

Les émotions sont partout

 

Des objectifs financiers à long terme

Un investissement financier ne se fait pas sur un coup de tête. On ne se lève pas un matin en se disant “tiens, si j’investissais aujourd’hui”. Pour générer des revenus, il faut une stratégie à plus ou moins long terme, qui vous aidera à planifier les différentes étapes de votre investissement.

 

  • Pourquoi je désire investir

Ca peut sembler idiot, pourtant cette première question est primordiale. Pourquoi je désire investir ? Est-ce que j’ai besoin de revenus à court terme, ou bien est-ce que je veux effectuer un placement sur le long terme ? Est-ce que je veux en faire une activité à part entière, ou bien est-ce un revenu complémentaire ?

En répondant à cette question, je définis mes objectifs

 

  • Mon futur en tant qu’investisseur

Un étudiant n’investit pas de la même manière qu’un directeur ou qu’un retraité. Ses moyens ne sont pas les mêmes et ses besoins non plus. Surtout, le temps imparti à son investissement est différent. Selon votre âge, vous pourrez envisager des investissement à plus ou moins long terme.

 

  • Quels sont mes besoins et mes désirs

Est-ce que je désire continuer à travailler ? Est-ce que je préfère travailler et gagner de l’argent de la maison, parce que je ne peux pas m’absenter ou parce que je souhaite déménager ? Est-ce que je veux rester derrière un bureau ou est-ce que je désire voyager ? La liste des questions est sans fin quand il s’agit des désirs et des conditions de chacun. Mais une fois que vous aurez répondu à ces questions, vous saurez vous orienter vers le type d’investissement qui vous convient.

 

Définir le bon équilibre

De manière générale, on rencontre deux types d’investisseurs : celui trop sûr de lui, et celui qui manque de confiance en ses compétences.

 

  • Trop sûr de soi

Il y a plusieurs raisons qui peuvent conduire un investisseur à prendre la grosse tête : des réussites précédentes, le sentiment d’avoir toutes les données en main, la confiance aveugle aux promesses d’un partenaire, être certain de détenir le bon filon… Une soif immense de réussite peut aussi conduire à ce genre de sentiment. On veut, on a tellement besoin de réussir et de gagner de l’argent qu’on fait l’impasse sur les dangers et les difficultés.

Tous ces sentiments, s’ils ne sont pas accompagnés de recherches sérieuses, de temps pour définir la meilleure solution, vous mèneront à prendre des risques irresponsables. Etre sûr de soi n’est pas un garant de réussite. A l’inverse, avoir toutes les cartes en main et prendre une décision concertée et réfléchie est le meilleur moyen d’optimiser vos chances de succès.

 

  • Manque de confiance en soi

A l’antithèse, on rencontre la personne qui manque de confiance en soi. Certes, cette personne risque moins de faire des investissements inconsidérés ou à risques. Par contre, elle pourrait passer à côté d’opportunités intéressantes. Plusieurs raisons peuvent motiver la perte ou l’absence de confiance en soi : un échec précédent, des objectifs mal équilibrés et hors d’atteinte, le manque de connaissances du monde boursier. Oui, il s’agit de raisons qui sont facilement rectifiables, pour peu qu’on prenne un peu de recul.

Il n’y a pas de honte à demander les conseils d’un expert si vous vous sentez encore un peu fragile, ou si les succès ne sont pas encore au rendez-vous. Générer des revenus en investissement nécessite du temps. Prenez le temps nécessaire dont vous avez besoin afin de renforcer vos connaissances et vos compétences. Assistez à des formations, des séminaires, des webinars… Vous verrez, mieux préparé, vous vous sentirez plus compétent.

 

Le bon équilibre

Alors, trop sûr de soi ou encore en manque de confiance en soi ? Ceci n’est pas un état définitif ni exclusif. Au long de votre carrière, vous rencontrerez probablement ces deux types d’émotions. Ce n’est pas si grâve. Ce qui est important c’est d’en avoir conscience et de prendre suffisamment de recul pour réussir à rétablir l’équilibre de vos émotions.

Aussi, souvenez-vous que les performances passées ne sont pas les performances à venir. Les conditions du marché sont différentes, vous êtes différents. Votre passé ne définit pas votre avenir.

 

Diversifiez

Diversifier son portefeuille est le secret de tout bon investisseur ; ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Non seulement c’est la base de toute stratégie financière, mais dans le cas précis de la gestion des émotions, c’est le meilleur remède aux passages à vide. Les fluctuations font partie intégrante du marché boursier, et si on peut en prévenir certaines, ce n’est pas du 100%. En variant vos actifs, vous vous créez des soupapes de sécurité : les risques sont minimisés parce qu’ils ne reposent pas sur l’ensemble de votre investissement mais sur une partie bien définie. En vous allégeant de cette pression, vous pourrez prendre plus de recul en cas de difficultés. Et si malgré cela vous prenez encore une décision dite “émotionnelle”, c’est à dire non réfléchie, les dommages seront minimisés à l’actif concerné.

 

N’ayez pas peur de perdre

Nous l’avons vu plus haut, l’échec comme la réussite peut avoir un impact sur votre confiance en soi. Mais ce n’est pas une fatalité. On apprend de ses échecs. Et si vous n’apprenez pas à prendre des risques, vous ne saurez pas faire évoluer votre stratégie.

L’échec fait partie du jeu, dès lors que l’on commence à gagner de l’argent en investissant. Ce qui est important, c’est encore une fois l’équilibre. Nous ne sommes pas là à vous dire “perdez de l’argent, ce n’est pas grâve”. Non, ce que nous disons c’est que perdre parfois peut vous amener à mieux comprendre le marché et à gagner mieux les fois d’après. Si vous ne prenez pas de risques, vous ne saurez jamais quel est votre potentiel.

Au final le secret réside dans l’ajustement des pertes et des gains. Si vous essuyez 10% de pertes d’un côté, mais que vous remportez 15% de gains de l’autre, votre équilibre sera positif à +5%. C’est votre objectif, maintenir un équilibre positif entre vos pertes et vos gains.

 

C’est professionnel, pas personnel

Ne prenez pas vos décisions sur vos “goûts” personnels. Un attachement personnel à une marque ou une entreprise ne rentre pas en compte dans une décision d’investissement. Si vous venez de troquer votre iPhone par un Samsung, cela ne veut pas dire que l’action d’Apple va chuter du jour au lendemain. Vos considérations personnelles ne rentrent pas en compte. Seuls les événements internationaux, les bilans de l’entreprise, la tendance du marché doivent vous orienter.

A l’inverse d’une perte de confiance personnelle dans une entreprise, il existe des attachements historiques. Nous avons tous eu un Nokia dans notre vie. Dans les années 90, c’était la société mobile probablement la plus performante au monde. Son capital confiance était au plus haut. Pourtant, la société a pérécliné, et son action a chûté. Attention, nous ne sommes pas en train de dire “vendez toutes vos actions Nokia si vous en avez”. Ce que nous tentons de souligner c’est qu’un portefeuille vit et évolue au fil des années. Conserver des actions parce que ce sont les premières que vous avez acquises n’est pas une bonne décision. Conserver des actions parce qu’elles incarnent un potentiel de réussite et de hausse, basé sur des chiffres précis, ceci est la bonne décision.

 

La bonne stratégie

Nous venons de voir quelques unes des stratégies qui vous aideront à éliminer le caractère émotionnel de vos investissements. Il en existe d’autres. Mais pour résumer, il est important que vous acquériez le maximum d’informations de façon à prendre des décisions objectives. Celles-ci doivent être basées sur une stratégie et des objectifs précis. Votre stratégie vous est personnelle parce qu’elle est construite sur des faits concrets. Une fois que vous aurez établi cette base, vous aurez éliminé une bonne partie des décisions émotionnelles et vous pourrez investir de manière mieux assurée.

Submit a Comment